L'origine émotionnelle de la fibromyalgie

  • Le 27/08/2026 Mis à jour le 15/09/2026

Comment certains ressentis traumatiques peuvent être à l'origine de la fibromyalgie et comment peut-on s'en libérer ?

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Pendant longtemps, on a dit que la fibromyalgie était une maladie "dans la tête". Aujourd'hui, on sait que c'est faux : la douleur est bien réelle. Mais d'où vient t'elle?

 

Le décodage biologique nous montre que notre corps garde tout en mémoire. Quand on souffre de fibromyalgie à l'âge adulte, c'est souvent parce que notre corps rejoue des traumatismes de notre enfance. A l'époque, féce au danger ou à la souffranc, l'enfant que nous étions n'a pas pu se défendre. Il a dû bloquer ses émotions pour survivre.

 

Dans cet article de blog, je vous propose de découvrir les 9 ressentis précis que cet enfant a vécus et enfermés dans ses muscles. Nous allons voir ensemble comment ces vieux traumatismes, mélangés à nos croyances d'aujourd'hui, déclenchent les crises. Surtout, nous verrons qu'il existe des solutions concrètes pour s'en libérer.

 

 

I - Définition de la maladie

 

La fibromyalgie, se caractérise par des douleurs musculaires étendues ou locales et une fatigue persistante. Environ 2% de la population française en est atteinte dont 90% de femmes. C'est une maladie très invalidante et qui impacte beaucoup la vie personnelle et professionnelle des personnes qui en sont atteintes. Les examens médicaux sont normaux, pourtant la douleur est bien réelle. La maladie n'endommage pas les organes et n'est pas mortelle.

Elle est considérée comme maladie incurable par la médecine conventionnelle.

Sont retenus comme possibles facteurs déclenchants et favorisants, les traumatismes physiques et psychiques ainsi que certains virus, et la prédisposition génétique.

Le décodage biologique va nous apporter des éléments plus précis sur l'origine de la fibromyalgie, ce qui va permettre une réponse thérapeutique plus adaptée à la personne souffrant de fibromyalgie.

 

 

II – Le conflit programmant de la maladie

 

1 - Transgénérationnel ou non :

 

La personne qui souffre de fibromyalgie porte un conflit qui peut venir du transgénérationnel, par exemple dans l'histoire de sa grand-mère, de sa mère, ou bien ce conflit peut venir de la première partie de sa vie.

 

2 - L'autre personne :

 

La personne ou son ascendant, connaît tout d'abord, souvent dans l'enfance, une ou des situations dramatiques. Cette situation est vécue avec une personne, ou avec la séparation de cette personne, une personne qui est censée apporter une forme de la protection. Ce peut-être un parent ou tout autre personne de qui l'on s'attend à être aimé et protégé.

 

3 - Le(s) traumatisme(s) :

 

La personne ou son ascendant, va être traumatisé par cette(ces) situations(s) dramatique(s) ou par une grande appréhension de cette situation. Il peut s'agir de :

-séparation

-deuil

-négligence affective

-dénigrement, harcèlement moral

-cadre éducatif extrêmement exigent avec des attentes de réussite et de performance démesurées

-maltraitance psychique

-maltraitance physique

-agressions sexuelles

-…

 

4 - Les ressentis :

 

Le même événement ne provoquera pas les même ressentis et donc pas le même stress chez tout le monde. Les personnes qui souffriront de fibromyalgie vont ressentir des sentiments bien précis face à(aux) événement(s) :

-impuissance, ne pas être capable de lutter, d'aider quelqu'un ou de s'aider soi-même

-dévalorisation

-culpabilité

-prisonnier de la situation, coincé, aller dans une direction qui ne me convient pas

-séparation physique ou morale avec l'autre personne 

-manque de protection ou de soutien

-chute : ressenti d'être rabaissé, de ne plus être à la hauteur, d'être laissé tomber, d'avoir chuté dans le degré de considération de l'autre personne

-immense douleur morale

-il faut sauver les apparences à tout prix et ne rien laisser transparaître, ne pas donner l'image négative de la victime, ne pas ressentir la culpabilité de s'être fait traiter ainsi.

 

Il se peut que le conflit provienne de l'environnement avant la naissance : violences, infidélité, guerre, accouchement atroce, séquestration pour cacher la grossesse, viol, camp de concentration, torture, expérimentation sur l'humain, enrôlement de force dans l'armée ennemie, horreur de la guerre, morts violentes, esclavage, lynchage, jalousies féroces, malversations financières... Et déjà il y avait cette tonalité de sauver les apparences à tout prix.

 

Au niveau du décodage biologique, la combinaison d'un ou plusieurs traumatisme(s) tels que ceux nommés précédemment + l'ensemble des ressentis cités, est sous-jacente dans l'expression biologique de la fibromyalgie. C'est généralement en cas de réactivation du conflit que va s'exprimer la fibromyalgie.

 

Travailler sur ses ressentis sera une clé de la guérison de la fibromyalgie.

 

 

III - La réactivation du conflit

 

Au moment du trauma dans l'enfance, toutes ces émotions (les 9 ressentis cités plus haut) sont trop violentes pour être assimilées. Le cerveau de l'enfant les gèle dans le corps (somatisation). Pour survivre dans son environnement, l'enfant encaisse et serre les dents. Le stress n'est pas évacué, il est encapsulé. Les fascias (les membranes qui entourent nos muscles) mémorisent cette tension de protection. Le muscle se souvient qu'il a du s'armer pour résister à l'impact. Des décénies plus tard, un stress mineur ou un anniversaire inconscient réactive la mémoire cellulaire. Le corps de l'adulte qui, débordé, n'avait plus l'énergie de maintenir le traumatisme de l'enfant "gelé", se met alors à "rejouer " la douleur, la raideur ou l'alerte maximale de l'enfant coincé dans son passé. La fibromyalgie n'est que l'écho douloureux de ce que cet enfant a encaissé en silence. 

 

La personne vit une situation qui va lui faire ressentir les même ressentis que ceux qu'elle a ressenti face au(x) traumatisme(s). L'inconscient se remémore la cassette qu'il a enregistré dans l'enfance. Ce scénario déjà vécu va mettre l'organisme en état d'alerte. Pour ne pas succomber au stress qui est en train d'être revécu de manière inconsciente, le cerveau va activer un programme biologique de survie. Pas n'importe lequel, mais celui qui, dans l'histoire de l'évolution aura été le plus adapté pour répondre à ce conflit en particulier : le programme biologique de la fibromyalgie.

 

Le degré de souffrance physique sera toujours proportionnel au degré de souffrance morale.

 

Les situations qui vont réactiver le conflit peuvent être de toue sorte. Quelques exemples :

-deuil d'un enfant mort-né

-suicide d'un proche

-départ volontaire d'un proche

-diffamation ou manipulation par une personne censée assurer notre protection (parent, enfant, mari ou femme, supérieur hiérarchique au travail, maître de formation...)

-obéissance sous la menace

-être le paillasson sur lequel tout le monde s'essuie les pieds que ce soit dans la famille ou au travail ou encore dans le cadre associatif

-grossesse non désirée

-infidélité du partenaire

-appréhension d'infidélité du partenaire

-femme séparée seule avec plusieurs enfants ou un enfant polyhandicapé à charge

-etc..

 

Il faut bien comprendre que toutes les personnes qui connaissent ces situations ne développent pas une fibromyalgie, mais que la personne qui développe la fibromyalgie vit ces situations avec l'ensemble des ressentis cités précédemment dans le paragraphe II - 4.

 

Les mémoires de tension stockées depuis l'enfance se mibèrent d'un coup. Le corps de l'adulte se met à crier ce que l'enfant n'a jamais pu s'exprimer. 

 

Selon la loi biphasique des maladies (2ème moi) du Dr. Hamer, la destruction invisible des tissus a lieue pendant la phase de stress actif (ostéolyse, nécrose musculaire). La douleur intense et l'inflammation n'apparaissent qu'en phase de réparation, lorsque le corps tente de reconstruire le tissu.

 

Si le cycle s'arrêtait là, le tissu guérirait et deviendrait plus fort. Mais chez la personne qui souffre de fibromyalgie, dès que la douleur apparait en phase de réparation, la personne se sent à nouveau impuissante, diminuée et dévalorisée par sa propre maladie "regarde dans quel état je suis je ne peux plus rien faire". Cette nouvelle dévalorisation agit comme un cercle vicieux. Le corps bascule à nouveau en phase active (destruction) puis en phase de réparation (douleur) créant un état d'inflammation chronique.

 

- 1ère phase : le conflit actif (stress)

La destruction invisible des tissus que le corps va nécroser dans le but de mieux reconstruire plus tard. Aucune douleur mais perte de masse musculaire invisible.

 

-2ème phase : la résolution 

La douleur de la reconstruction.

Dès que la personne a un moment de répit psychologique (elle se sent un peu mieux, valorisée ou se repose), le cerveau passe en phase de réparation. Il envoie de l'eau (oedème) et de l'inflammation pour recontruire les muscles et les tendons détruits. Nous allons voir qu'il y a aussi un sens biologique à cela.

 

 

IV - Le sens biologique

 

Le Dr Robert Guinée explique que les muscles les plus souvent touchés dans la fibromyalgie sont ceux permettant de réaliser des mouvements de protection : parfois ce sont les trapèzes qui permettent de rentrer la tête dans les épaules), parfois les triceps et muscles abducteurs, qui permettent d'écarter loin de soi), ou encore le psoas qui permet de replier les jambes. Chaque douleur musculaire raconte une action précise, une histoire vécue exprimant l'impuissance à repousser ou simplement se protéger d'un agresseur ou d'une situation trop insoutenable.

 

Il est constaté aussi de fréquentes hypoglycémies, qui témoignent du ressenti de répugnance. La personne est dégoûtée par cette situation.

 

Les nerfs font mal. Les nerfs augmentent la sensibilité à la douleur notamment par anticipation. L'allodynie (la douleur au moindre toucher) réactive le manque de protection originel. Le corps porte la mémoire des coups.

 

L'hypersensibilité est là parce que la personne vit l'environnement comme une menace potentielle. La tension des muscles est permanente parce que la personne est en hypervigilance. Tous les signaux sont amplifiés pour mieux anticiper le danger.

 

Les douleurs tendineuses sont en rapport avec le sentiment de dévalorisation. La personne se sent rabaissée, humiliée, niée, dénigrée. Dans la nature, si un tissu n'est pas assez performant, le cerveau le "rabote" pour pourvoir le reconstruire en plus fort plus tard.

 

La douleur et le gonflement obligent biologiquement la personne à s'immobiliser. Le corps dit "tu t'es senti impuissant et fatigué, maintenant tu t'arrêtes pour que je reconstruise tes forces".

 

La maladie est là pour empêcher de continuer à « trinquer comme une bête », pour ne pas « crever à la tâche », pour ne plus « savoir faire », pour enfin avoir le droit de ne plus subir quelque chose et pouvoir se reposer. Mais aussi la douleur est dans tous les tissus qui mettent en route le squelette comme s'il valait mieux rester sur place, la douleur empêchant l'action qui pourrait menacer la survie.

 

Il y a aussi une autre piste biologique pour la fibromyalgie à explorer qui est la culpabilité par anticipation. Par exemple je voudrais tromper ma femme mais je culpabilise avant même de l'avoir fait. Lorsqu'on a un remord par anticipation, la synapse n'envoie pas l'ordre au muscle de fonctionner ou l'envoie seulement partiellement et on ne fait plus rien.

 

 

V – Les attentes envers l'autre personne

 

Tant que la personne qui a subit le(s) traumatisme(s) se sentira victime, elle aura des attentes envers l'autre personne à l'origine du(des) traumatisme(s).

 

Ces attentes peuvent être :

- une envie de reconnaissance

- une envie de réparation

- une envie de justice

- une envie de vengeance (colère, haine, rage, rancœur)

- une envie d'être aimé(e)

 

N'avoir plus aucune attente envers l'autre personne est une clé indispensable à la guérison.

 

 

VI – Exemples

 

On retrouvera dans ces 4 exemples trés différents, les sentiments de dévalorisation, d'impuissance, de chute et de grande douleur morale.

 

A – Exemple de Daniel Miron dans « décodage psychosomatique des maladies et comportements connexes » :

Une femme planifie un événement caritatif. Au début tout le monde est intéressé à l'aider dans l'organisation et au fur et à mesure que l’événement approche tout le monde s'y désintéresse et elle se retrouve seule à tout assurer. Elle s'est embarqué dans quelque chose qu'elle ne voulait pas faire et subit l’événement. Elle regrette et ne le dit pas. Le lendemain, elle a les premiers signes de fibromyalgie.

 

B – Exemple de Jean-Jacques Fournel dans « Psychobiologie appliquée » :

Une femme est trompée par son mari pendant deux avant qu'il ne lui demande le divorce. Ses deux enfants préfèrent aller vivre chez leur père. Un peu plus tard, elle reçoit un diagnostic de fibromyalgie. Elle cochait tous les critères, dévalorisation, impuissance (à retenir son conjoint et ses enfants), déplacement dans la verticalité (ressenti que son conjoint, enfants et amis l'ont laissé tomber), grande douleur morale (son marin la trompait depuis deux ans).

 

C – Exemple de Christian Flèche dans « Décodage biologique des problèmes neurologiques et endocriniens » :

Madame X remarque que son mari plaisante souvent avec sa voisine. Elle se doute qu'ils couchent ensemble mais elle n'en est pas sûre. Ensuite cela se confirme. Elle se reproche de ne pas avoir écouté son instinct.

 

D – Exemple du Dr. Chloé Allard : une personne est née trop tôt, part en couveuse et ressent la séparation. Une fois adulte, son père a déménagé dans une autre région. Cela lui déclenche la fibromyalgie.

 

 

VII – La guérison de la fibromyalgie :

 

Les personnes souffrant de fibromyalgie de par leur vécu se sentent souvent dévalorisées ce qui les rend à la recherche des moindres miettes d'attention. Ce sont souvent des personnes trop courageuses, trop gentilles, trop bonnes et voulant ne jamais déplaire, elles donnent priorité aux attentes des autres au détriment des leurs. Elles ne font pas connaître leurs limites et de ce fait peuvent accumuler de la rancœur. Elle peuvent ressentir une dévalorisation si importante qu'elles ne réalisent pas que ce qu'on leur demande ou qu'on leur fait subir est déraisonnable voir inacceptable. Elle dit toujours oui sans penser à elle, dans le but de se faire aimer, de se faire accepter, pour éviter de se faire rejeter. Elle dit oui et elle se dévalorise d'avoir dit oui après coup. Elle se sent prise et n'a pas le courage de dire non. Tout paraît bien à l'extérieur mais à l'intérieur ça ne va pas du tout. Leur corps exprime une immense douleur morale.

 

Une guérison est possible. Pour y parvenir il faudra un fort engagement dans la durée et un suivi thérapeutique approfondi. Un travail permettra doucement de se libérer du conflit. Il va falloir plonger dans son ressenti et faire un travail sur soi pour lever un à un tous les freins à la guérison. J'ai synthétisé tous les freins que nous avons vu plus haut et qui peuvent faire rester la personne dans la maladie de la fibromyalgie (ressentis conflictuels, attentes envers l'autre, croyances erronées), et pour chaque frein, j'ai listé des pistes de travail ou de résultats que l'on veut obtenir, mais ce ne sont que des pistes, parce que je ne suis pas thérapeute.

 

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Fibro photo tableau

 

 

Il est important de comprendre que la fibromyalgie n'est pas une fatalité, que la personne n'est pas condamné à souffrir toute sa vie. Son corps n'est pas son ennemi : il a simplement imprimé la souffrance d'un enfant qui a du être trop fort trop tôt. Chaque douleur cache une attente inconsciente ou une croyance. Le tableau que je vous ai partagé dans cet article montre qu'à chaque problème il y a une solution. Guérir, ce n'est pas lutter contre son corps, c'est enfin faire la paix avec lui. En apprenant à poser ses limites, à dire non sans culpabiliser, et à donner à son enfant intérieur la protection qu'il n'a pas eu, la personne permet à ses muscles de se relâcher. C'est en changeant ces croyances pas à pas que les personnes qui souffrent de fibromyalgie retrouveront le chemin de la liberté et du bien-être.

 

 

Svetlana Hoguet

 

 

 

 

Mes sources pour cet article :

 

Source littéraires :

Le sens des mots, tome I, Bernard Tihon

Le biodico, Bernard Tihon

Décodage psychosomatique des maladies et comportements connexes, Daniel Miron

Psychobiologie appliquée, Jean-Jacques Fournel

Dictionnaire des codes biologiques des maladies, Eduard Van den Bogaert

Décodage biologique des problèmes neurologiques et endocriniens, Christian Flèche

 

Sources audios :

Dr Chloé Allard la fibromyalgie, parties 1 à 12 et fibromyalgie, clés et verrous de la guérison parties 1 à 21, Youtube

Stephano Mucaria, la fibromyalgie,décodage psychobiologique, Youtube

 

 

 

Lien vers mon blog :

https://nutri-moi.e-monsite.com/